Passer au contenu principal

Synastrie

La synastrie, quel joli nom !

Mais à part faire des points au SCRABBLE, à quoi cela sert-il ?

Le préfixe « syn » vient du grecque « σ υ ́ ν » signifiant « ENSEMBLE, avec, en même temps »

Synastrie est utilisé en astrologie pour indiquer l’ACCORD existant entre deux astres, par extension entre personnalités selon l’astrologie.

En Ba Zi, nous ne travaillons pas avec la position des astres mais avec le calendrier énergétique chinois, dit sexagésimal.

Ba Zi

Selon la métaphysique chinoise, le Ba Zi décrit les quatre piliers de la destinée. Dans ce système décrit depuis environ un millénaire, les QUATRE PILIERS représentent quatre stades d’évolution de la vie où quatre sphères relationnelles.

Dans chaque pilier nous trouvons des symboles représentant une des dix polarités énergétiques issus du système des cinq éléments et du yin/yang (5×2=10). Chaque polarités est dénommé DÉITÉ

Imaginez que votre profil énergétique est gouverné par un élément principal, le MAÎTRE du jour, soutenu par un gouvernement de déités qui prendront le pouvoir selon vos sphères relationnelles, votre niveau de maturité, ou encore sous l’influence des périodes  temporelles.

Tout cet ensemble forme une carte d’une certaine COMPLEXITÉ.

Les éléments entre eux peuvent interagir de différentes manières :

  • Le soutien
  • Le renfort
  • Le contrôle
  • L’épuisement
  • L’enrichissement

Et si des relations existent au sein d’une même carte créant parfois des difficultés de COMPORTEMENT, de CONFIANCE en soi, d’estime de soi… 

Quelle est votre carte Ba Zi ?

Synastrie

L’art de la synastrie est d’étudier les relations entre ces déités, non plus au sein d’un même profil, mais entre deux profils.

Mieux comprendre ces relations permet de comprendre comment l’on peut 

  • FACILITER la relation dans des situations spécifique
  • AMELIORER certaines RELATIONS (travail, famille, couple)
  • SOUTENIR une personne en difficulté

etc.

Les OCCASIONS d’améliorer l’harmonie dans une relation sont INFINIES.

Il n’y a jamais de relation

ABSOLUMENT

conflictuelle ou idéale.

Dans toute relation, certaines situations selon facilitantes alors que d’autres sont plus sensibles.

Commandez votre synastrie.

Harmoniser

La synastrie aide à MIEUX COMPRENDRE ces fonctionnements :

👉  à quel endroit une relation peut DYSFONCTIONNER et comment elle peut être améliorée ;

👉 à quel endroit elle est NOURRISSANTE et peut apporter un soutient à l’une ou l’autre des deux parties.

La synastrie devient un art de l’harmonie lorsqu’elle est utilisée dans l’intention de mieux se comprendre et mieux s’accepter l’un l’autre.

Une énergie secrète – Influence du mois de décembre 2025

Bâtir dans le silence

L’énergie du mois du décembre 2025 nous parle d’une énergie secrète à cultiver, d’une stratégie à construire dans le silence.

L’année Yi Si :

  • Le pilier du Mois Yi Si est le 42ème pilier du système Jia/Zi.
  • La tige céleste est Yi, Bois Yin, « La petite végétation ».
  • La branche terrestre est Si, Feu Yin, « le Feu domestique ».
  • Le pilier Yi Si est appelé « Serpent qui sort du nid ».

Yi Si : l’influence de l’année est Yin dans le tronc céleste (Yi) et en apparence également Yin dans la branche terrestre (Si). Mais seulement en apparence, car l’énergie des troncs célestes cachés est yang : Bing = Feu Yang ; Wu = Terre Yang ; Geng = Métal Yang. Une énergie secrète se prépare.

Lire plus sur le Yin/Yang

Ces troncs cachés annoncent l’influence de ressources puissantes, ancrées, innovantes, mais aussi quelques peu brutales et sans concessions.

Cette ressource soutient le développement de Yi, la petite végétation, à condition qu’elle ne l’épuise pas. Yi, symbole de la créativité -mais aussi de la dispersion- est propice cette année à l’affirmation de l’identité, du rayonnement de soi ; mais cette petite végétation rencontre aussi la rudesse de son environnement. Il ne s’agit pas là des hautes tiges fleuries dans la prairie mais plutôt de la bruyère et du jonc arides de la haute montagne. La prudence est de mise.

Le pilier Yi Si correspond au « serpent qui sort du nid » ou « feu sous la cendre ». C’est une énergie secrète, intérieure qui ne se révèle pas tout de suite. L’énergie de l’année 2025 nous invite à faire preuve de stratégie pour révéler ses capacités et passer de la latence à l’activation. Le Bois révèle son intelligence avec la subtilité du Serpent, identité de l’énergie secrète. Dans son expression il apporte la nouveauté et de nouvelles compréhensions « illuminations ». C’est une intelligence souple et non frontale, mais qui peut sortir avec la vivacité et l’impulsivité du Serpent.

Le mois Wu Zi « rat du grenier »

  • Le pilier du Mois Wu Zi est le 25ème pilier du système Jia/Zi.
  • La tige céleste est Wu, Terre Yang, « La Montagne ».
  • La branche terrestre est Zi, Eau Yang, « L’Eau déferlante des océans ».
  • Le pilier Wu Zi est appelé « Rat du grenier ».

La branche Zi est la Richesse Indirecte du Pilier, L’eau circulant entre les montagnes y dessine et structure le paysage. Au passage, elle érode aussi la roche. De son côté, la montagne conduit la circulation de l’eau et permet, au passage de favoriser l’irrigation des cultures et l’alimentation des moulins. La circulation du Qi n’est pas naturelle, elle doit se frayer son chemin. Ce qui bénéficie à l’un se fait au détriment de l’autre.

D’un autre côté, le Tronc Céleste Caché Gui a une polarité inverse de celle de la branche. Gui « eau fine des nuages et des pluies » apporte à la montagne humidité et rafraîchissement, favorables aux cultures. Le rapport entre la tige céleste et la branche terrestre est un rapport favorable et fructueux.

« Rat du grenier » traduit cette notion favorable de réserve, lieu de stockage. Il s’agit de l’eau (ressource) cachée dans un espace de terre structurée (entrepôt, grenier). Le rat du grenier a accès à une réserve cachée : grande mémoire, intelligence cachée, énergie secrète. Il agit en coulisses plutôt qu’en surface. En surface il est calme, en profondeur il est intense. Prudent et observateur, il sait garder ses informations en réserve (relations, connaissances, argent…). L’énergie du mois du décembre 2025 nous met en lien avec nos ressources, un temps de retenue et d’observation .

Attention, cela peut aussi engendrer des doutes, restreindre la capacité d’expression et ralentir l’action par manque de spontanéité ou d’enthousiasme.

« Terre du sable » : La vibration du Na Yin indique une terre granuleuse, instable et friable. Elle correspond au potentiel à structurer, la naissance de quelque chose qui va devenir plus solide plus tard. C’est un Na yin de préparation qui organise et rationnalise. Il a à la fois la possibilité de renforcer mais aussi de s’effondrer. Il a donc besoin de soutien extérieur pour le consolider (charpente).

Duo année Yi Si et mois Wu Zi

Dans ce Duo, la tige céleste du mois Wu vient en Richesse Directe de la tige céleste de l’année Yi, lui apportant un soutien solide pour croître ; étant humidifiée par sa branche terrestre Gui, Wu est d’autant plus soutenante pour Yi.

Le jeu des quatre éléments Yi (Bois), Si (Feu), Wu (Terre), Zi (Eau) apporte un jeu harmonieux à la fois soutenant et stimulant. Les ressources s’opposent entre l’expression (Si, Feu) et la retenue (Zi, Eau). La tentative de clarifier ce qui est flou.

L’énergie du mois du décembre 2025 indique une période où il est bon de bâtir dans le silence

  • Maintenir son énergie secrète
  • Préserver en profondeur
  • Clarifier ce qui est encore flou
  • Réserver une expression intelligible et stratégique au moment venu
  • Organiser la pensée : structurer, préparer et donner du sens

Ainsi, le moment venu, l’énergie sortira avec clarté et apportera toute sa valeur. C’est un duo puissant et complexe, très intérieur, très profond, mentalement riche.

Une Musique-Humaine – le chant diphonique inscrit à l’UNESCO

Le chant diphonique : quand la voix devient « Musique-Humaine »

Dans le Tao, le Qi désigne l’énergie interne, vitale, et aussi le souffle. La qualité du souffle, de la respiration, de la voix, est une excellente indication sur le niveau de qualité du Qi, de l’énergie interne. Avec le chant diphonique, le souffle devient une Musique-Humaine.

« je suis essoufflé », « à bout de souffle », « perdre son souffle », rendre son dernier souffle » sont autant d’expression qui relient le souffle à l’énergie interne, au Qi.

Dans cet article, nous allons explorer une pratique originale centrée sur le travail du souffle sous une forme bien particulière : la vibration de notre voix.

Le chant diphonique mongol, le Khöömii, est reconnu depuis 2009 par l’UNESCO comme patrimoine culturel et immatériel de l’humanité.

La pratique du chant diphonique est un réel Qi Gong ou plutôt même Nei Gong : « Travail, étude, intérieur ».

Qu’est-ce que le chant diphonique (Khöömii) ?

Le terme Khöömii signifie littéralement larynx. Rien que cela dit déjà beaucoup : ce chant ne se fait pas « avec la gorge » au sens banal, mais avec toute l’architecture interne du cou, du souffle et de la cavité buccale.

Diphoner, c’est donc

  • produire un bourdon continu (une note de base)
  • faire résonner une mélodie d’harmoniques, comme un sifflement, un son de flûte qui flotte dans l’air.

Exemple de pratique de chant diphonique : https://youtube.com/shorts/edxR2Had7X8?si=RyV1o_FqpPGxzTcx

Techniquement, cela consiste à jouer avec :

  • la pression du souffle,
  • la forme du pharynx,
  • la position de la langue,
  • l’ouverture des lèvres,
  • et parfois même la résonance nasale.

Énergétiquement, cela peut se traduire par :

  • Condenser le Qi par la vibration de base
  • Raffiner le Qi dans les harmoniques

Une constellation de maîtres… comme une lignée de Qi Gong

Le texte d’archives trace une véritable généalogie du Khöömii à travers la Mongolie :

  • Dans l’aïmag de Khovd, les maîtres Chuluun Dagva et Derem ont transmis à Tsedee, Sundui, Sengedorj, Tserendavaa, Ganbold, etc.
  • Dans l’aïmag d’Uvs, l’art est passé par Toivgoo, puis Lxagva, Otgonkhuu et d’autres.
  • Dans l’aïmag de Zavkhan, on croise un chaman célèbre, Undur Kharchuu, puis Renchin « Voix de flûte », Jigmed, ses enfants et son petit-fils Sandagjav.
  • On le retrouve ensuite à Oulan-Bator, porté par des chanteurs originaires de l’Ouest, revenus apprendre auprès des maîtres des monts Altaï.

Ce n’est pas seulement une liste de noms : c’est une cartographie de Qi, un réseau de transmission, comme une lignée de Qi Gong.

Chaque maître :

  • adapte la technique à son corps, à sa sensibilité,
  • colorise la tradition avec sa région, son clan, son environnement,
  • et pourtant, le cœur énergétique reste le même : souffle, vibration, lien à la nature.

Deux grandes familles

Les chercheurs distinguent deux grandes familles de Khöömii :

Kharkhiraa ou Kargyraa : la voix est râclée, les vibrations sont très basses, telluriques. Ces sont engendrent un travail puissant sur le système de l’Eau, l’énergie des Reins. Il renforce l’ancrage et active l’énergie dans la zone périnéale. Cette technique est notamment utilisée par les moines bouddhistes pour donner de la puissance à la récitation des mantras.

Khöömii ou Isgeree : la voix gorgée qui produit un bourdon moyen ou aigüe, les harmoniques produites sont plus cristallines, comme un sifflement. Les sons se dirigent vers la région du cœur, de la gorge et de la tête. Les harmoniques sont plus raffinées.

Les deux styles sont très différents et complémentaires.

Khöömii, patrimoine immatériel

L’UNESCO insiste sur plusieurs points :

  • Le Khöömii est intimement lié à la vie quotidienne : ce n’est pas un art coupé du réel, c’est une façon d’être relié au monde, à la nature.
  • C’est un vecteur d’identité et de cohésion : il donne un sentiment d’unité et de continuité.
  • Il est pédagogique : à travers sa transmission, on transmet aussi une vision du monde, une sagesse de la relation homme–nature.

Le chant diphonique, Musique-Humaine, agit comme une pratique de régulation du Qi collectif, une ouverture à l’invisible, au paysage vibratoire. Il support le Shen et ouvre la conscience grâce à la vibration. Il entretient la mémoire du lien au vivant à travers la tradition qu’il porte en lui.

Malgré les effets de la modernisation qui tendent à faire disparaitre cette pratique ancestrale, le travail de recherche mené par TRAN QUANG Hai depuis les années 1970 et la reconnaissance de l’UNESCO comme patrimoine culturel et immatériel de l’humanité grâce au travail de Johanni Curtet ont permis à cet art vocal de perdurer et d’être transmis au-delà des frontières de foyer de naissance.

Que peut nous apporter le chant diphonique dans une pratique énergétique ?

Cette question ne se pose pas pour un pratiquant car la réponse en est évidente. Mais essayons d’identifier quelques-uns de ses principaux bénéfices :

Réhabiliter la voix dans le travail énergétique : la voix n’est pas un détail dans la clarification du Qi, c’est un vecteur primordial.

Clarifier la voix : alors que le travail de la voix est souvent cantonné au chant mélodieux, le chant diphonique apporte cette dimension vibratoire qui transcende l’art vocal pour atteindre une dimension sacrée du chant. Il n’est pas nécessaire de savoir chanter pour pratiquer le chant diphonique, mais grâce au chant diphonique il est possible d’explorer autrement sa voix et d’en améliorer la mélodie, les tonalités, autrement dit, d’apprendre à chanter grâce au chant diphonique.

Se relier au vivant : devant un arbre, face à la mer, en plein vent, face à un grand paysage… toute occasion devient un moment sacré pour se relier à la vibration de la nature par sa propre vibration.

S’inscrire dans une transmission : grâce à l’héritage des transmissions, aux nombreuses musiques mongoles, c’est l’occasion de se relier et de s’inscrire dans une dimension intemporelle de pratique et de transmission.

Musique-Humaine

Les Mongols appellent parfois le chanteur de Khöömii : « Musique-Humaine ».

C’est peut-être l’un des plus beaux noms qu’on puisse donner à un être humain qui cultive son souffle.

Dans la province du Tuva, le Khöömii est appelé la « pratique des gens heureux ». N’est-ce pas la plus belle définition que l’on peut en donner ?

En savoir plus sur les enseignements du chant diphonique au sein de l’institut Wu Ming Gen : Khöömii – Institut Wu Ming Gen

Source : Khöömii nomination extract for UNSECO Intangible Cultural Heritage 2010, Tran Quang Hai Blogspot, 2nd January 2013.

Influences énergétiques saisonnières novembre 2025


Année du Serpent de Bois Yin : Yi Si

Chaque mois et année apportent une influence énergétique saisonnière. Au mois de novembre 2025, nous sommes sous l’influence de l’énergie de l’Eau Yin (Hai).

Yi Si : l’influence de l’année est Yin dans le tronc céleste (Yi) et en apparence également Yin dans la branche terrestre (Si). Mais seulement en apparence, car l’énergie des troncs célestes cachés est yang : Bing = Feu Yang ; Wu = Terre Yang ; Geng = Métal Yang.

Ces troncs cachés sont puissants annoncent l’influence de ressources puissantes, ancrées, innovantes, mais aussi quelques peu brutales et sans concessions.

Cette ressource soutient le développement de Yi, la petite végétation, à condition qu’elle ne l’épuise pas. Yi, symbole de la créativité, mais aussi de la dispersion, est propice, cette année, à l’affirmation de l’identité, du rayonnement de soi ; mais cette petite végétation rencontre aussi la rudesse de son environnement. Il ne s’agit pas là des hautes tiges fleuries dans la prairie mais plutôt des bruyères arides des hautes montagnes.

Qu’est-ce que le Yin/Yang ?

Mois du cochon de Feu « Ding Hai »

Le cochon, dans l’astrologie populaire chinoise, est l’animal le plus gentil, attachant et amicale. Il représente l’heure de 21h à 23h et annonce le début de l’hiver. Il est signe d’intimité et d’intériorité, son idéogramme représente la famille. Dans l’antiquité, tout foyer qui se respectait devait posséder un cochon.

Ici, la branche Hai, Eau Yin, vient en soutien de Ding, Feu Yin. Cela n’a rien de favorable ! Mais encore une fois cette influence est trompeuse car Hai, de nature Yin donc, puise son énergie dans des troncs cachés Yang : Ren, Eau Yang et Jia, Bois Yang.

  • Ren (l’Eau Yang de la rivière) est l’Officier Direct de Ding : un pouvoir juste, une autorité officielle.
  • Jia (Bois Yang des arbres) est la Ressource Directe : une alimentation stable et durable.

Nous recevons donc une structure énergétique tout à fait propice. Le Feu Yin de la cheminée, vient compléter l’énergie du Cochon, Hai, dans l’intériorité et l’intimité du foyer. Le mois et l’année se complètent admirablement dans une invitation à réellement prendre le temps, à revenir à soi, à donner du temps à la chaleur intime du foyer et de la famille.

Principe de prudence : gardons néanmoins une certaine prudence quant aux descriptions énergétiques. Toute influence, si bénéfique qu’elle soit, peut engendrer des effets très différents selon les profils. En effet, le paysage énergétique complet décrit selon le Ba Zi présente deux paramètres principaux : d’abord l’énergie statique représentée par les 4 piliers principaux, et ensuite l’influence de l’énergie dynamique apportée par l’énergie du mois, de l’année et des « piliers de chance » (Da Yun) pour les principaux. C’est bien l’examen approfondi de ce paysage complexe qui permet d’identifier les spécificités du timing céleste (Tong Shu) de chaque profil et ainsi de conseiller ses prises de décision.

Thème de naissance Ba Zi : en savoir plus (lien vers page bazi).Principe de prudence : gardons néanmoins une certaine prudence quant aux descriptions énergétiques. Toute influence, si bénéfique qu’elle soit, peut engendrer des effets très différents selon les profils. En effet, le paysage énergétique complet décrit selon le Ba Zi présente deux paramètres principaux : d’abord l’énergie statique représentée par les 4 piliers principaux, et ensuite l’influence de l’énergie dynamique apportée par l’énergie du mois, de l’année et des « piliers de chance » (Da Yun) pour les principaux. C’est bien l’examen approfondi de ce paysage complexe qui permet d’identifier les spécificités du timing céleste (Tong Shu) de chaque profil et ainsi de conseiller ses prises de décision.

Thème de naissance Ba Zi : en savoir plus (lien vers page bazi).

Un Yin, un Yang, c’est le Tao.

Si vous êtes novice dans les pratiques taoïstes, il y a de fortes chances pour que votre connaissance du Tao se réduise, peu ou prou, au célèbre symbole du Yin Yang.


Cela est déjà une bonne base en effet. La problématique est qu’elle est souvent accompagnée d’interprétations totalement erronées. Et cela est tout à fait compréhensible, tant la pensée chinoise diffère de la nôtre en Occident.
Tentons de remettre un peu de sens dans la compréhension du Yin Yang.

La description classique du Yin Yang se présente sous la forme suivante :
« Ce qui est clair et léger monte et se disperse, formation du Ciel, c’est le Yang ;
Ce qui est lourd et obscur descend et se concentre, formation de la Terre, c’est le Yin. »

Le premier constat à faire sur cette sentence est que le principe Yin Yang est un principe de mouvement : le Yang monte et le Yin descend.
Donc : le Yang n’est pas en haut, il monte et le Yin n’est pas en bas, il descend.

Étant décrit par un phénomène de mouvement, il devient difficile voire dangereux de décrire ce Yin Yang par un tableau séparant les deux aspects.

En particulier, voici quelques raccourcis très fréquents mais totalement erronés et donc faussant la compréhension et tout l’intérêt de l’usage du concept du Yin Yang :

  • « L’homme est Yang, la femme est Yin »
  • « C’est le bien et le mal »
  • « Dans le Yin il y a du Yang ; dans le Yang il y a du Yin »

Même si cela part d’une bonne intention, ces formulations n’aident pas vraiment à intégrer et se nourrir du concept du Yin Yang, pourtant juste et précieux.
Essayons d’ouvrir quelques aspects de ce concept sur lequel de nombreux livres ont été écrits, donc modestement !

Le symbole ancien du Yin Yang se présente sous la forme d’une montagne dont une face est éclairée par le soleil et l’autre est à l’ombre. Cette forme traduit un élément : le Yang est un aspect soumis à la chaleur, donc se réchauffant et, sous cette influence, engendre l’élévation des masses d’air vers le Ciel et l’assèchement du sol ; de l’autre côté, la face non éclairée reste sombre, froid et, sous cette influence, engendre l’alourdissement des masses d’air, l’humidité.

Mais allons plus loin dans cette image : deux montagnes l’une à côté de l’autre. L’air non réchauffé descend dans la vallée formant la rosée et alimentant les rivières. Au fond de la vallée, le soleil commence à éclairer la face sud de l’autre montagne. L’air se réchauffe, l’humidité remonte, et additionnée de l’ensoleillement, favorise les cultures.

De cette manière, nous observons qu’au maximum de Yin, naît le Yang ; et qu’au maximum de Yang, naît le Yin.
Il s’agit donc bien d’un engendrement.

**Retenons ceci : le Yin Yang est une loi d’engendrement.

Regardons le Yang quelques instants :
Le Yang monte. Par ce fait, il s’expanse, réchauffe. C’est la formation du Ciel. Par extension, le Yang manifeste, exprime. C’est donc le symbole associé à ce qui produit, émet.

Regardons le Yin quelques instants :
Le Yin descend. Par ce fait, il se concentre, refroidit. C’est la formation de la Terre. Par extension, le Yin reçoit, imprime. C’est donc le symbole associé à ce qui réceptionne.

Par cette nature, le Yang qualifie le principe masculin qui donne alors que le Yin qualifie le principe féminin qui reçoit.
Et par cette symbolique, le Yang est représenté par un trait continu alors que le Yin est représenté par un trait discontinu.

Ces deux types de traits forment la naissance des trigrammes et des hexagrammes utilisés dans le Yi Jing.

Allons encore un peu plus loin dans une lecture naturaliste :

Le Yang monte, disperse, croît.
Le Yin descend, concentre, décroît.

Qu’en est-il dans une lecture saisonnière ?

  • La saison où l’on observe la croissance est le printemps (germination) ; c’est ce que l’on appelle le jeune Yang, Shao Yang, ou Yang tempéré par le Yin car l’hiver est encore présent (terre encore froide).
    D’ailleurs le proverbe populaire ne dit-il pas « en avril ne te découvre pas d’un fil » ?
  • La saison où l’on observe la décroissance est l’automne (chute des feuilles) ; c’est ce que l’on appelle le jeune Yin, Shao Yin, ou Yin tempéré par le Yang car l’été est encore présent (la terre est encore chaude) et l’on peut encore profiter de belles journées ensoleillées.

Nous avons donc ici les natures simples du Yang et du Yin qui s’expriment dans un équilibre. Ce sont les espaces médians :

  • « Simplement Yin, simplement Yang »
  • « Au confluent des énergies de la Terre et du Ciel, les dix mille êtres s’animent »

Ces deux saisons, printemps et automne, sont douces et confortables.

Qu’en est-il alors de l’été et de l’hiver ?

  • L’été, c’est le maximum de Yang, le Grand Yang, Tai Yang. C’est un excès. Il fait chaud, voire trop chaud. Les végétaux ont déjà poussé, les arbres commencent à former leurs fruits et les herbes jaunissent. Ce grand Yang est caractérisé par deux traits Yang, il ne bénéficie pas de modération par le Yin. Tai Yang est excessif. Et ce grand Yang, été donc, contient en son sein la naissance du Yin : à partir du 22 juin, les jours commencent à raccourcir.
  • L’hiver, c’est le maximum de Yin, le Grand Yin, Tai Yin. C’est un excès. Il fait froid, voire très froid. Les plantes fragiles, non rentrées, gèlent et meurent. Les arbres ont complètement perdu leurs feuilles. La sève est redescendue dans les racines. Ce grand Yin ne bénéficie pas de modération du Yang. Tai Yin est excessif. Et ce grand Yin, hiver donc, contient en son sein la naissance du Yang : à partir du 22 décembre, les jours commencent à rallonger.

Cette dynamique Yin Yang permet d’observer les mouvements contraires, ou plutôt complémentaires. Des caractères contraires, mais non séparés car animés par un engendrement mutuel.

Jeune Yin et jeune Yang

  • Le jeune Yin, Shao Yin, associé au printemps, ne contient pas de Yang, mais il est tempéré par le Yang.
  • Le jeune Yang, Shao Yang, associé à l’automne, ne contient pas de Yin, mais il est tempéré par le Yin.
  • Le grand Yang, Tai Yang, associé à l’été, n’est pas tempéré par le Yin, c’est l’excès de Yang, mais il contient la naissance du Yin, Lao Yin.
  • Le grand Yin, Tai Yin, associé à l’hiver, n’est pas tempéré par le Yang, c’est l’excès de Yin, mais il contient la naissance du Yang, Lao Yang

Le Yin Yang nous apprend à rester équilibré, à ne jamais être exclusif, car cette exclusivité est le début du retournement.

Le Yin Yang se trouve en chacun de nous, homme, femme, équilibré et harmonisé. Chacun a en son être un potentiel d’expression Yin et Yang équivalent. Ces potentiels seront plus ou moins favorisés par notre énergie d’incarnation, de naissance, décrite par le Ba Zi, mais cela est un autre sujet…

Le Yin Yang nous dit qu’il ne faut ni d’excès, ni de défaut, ni de défaut d’excès, ni d’excès de défaut.

Le Yin Yang nous apprend la loi d’engendrement : chaque état est issu d’un état précédent de nature différente mais non complètement séparée, et précède un état par la voie d’une transformation vers un autre état, non complètement séparé, mais d’une nouvelle forme de manifestation.

Le Yin Yang nous apprend la loi de la nutrition :

  • Un Yin engendre un Yang ;
  • Un Yang engendre un Yin.

Le Yin Yang à n’être point exclusif, catégorique, radical.

Le Yin Yang nous apprend que l’équilibre est la nature même du Tao.